Famille

IRM Pelvienne, qu’est-ce que c’est?

Aujourd’hui je partage avec vous un peu de mon privé. J’ai longtemps hésité à en parler avec vous, mais aujourd’hui je me lance.

 Je suis atteinte d’endométriose dont vous avez surement déjà entendu parler  et de SOPK (Syndrome des Ovaires Poly Kystique) sur ce fait j’y reviendrais peut-être plus en détail plus tard.

Posons le contexte, mon SOPK a été diagnostiqué il y a quelques années. En 2016, avec un désir d’enfant à la clé et un protocole de PMA en cours, mon gynécologue a proposé de faire un drilling ovarien (je peux faire un article si cela vous intéresse, dites mois ça dans les commentaires). Pendant cette opération il s’est aperçu que j’étais complètement englué par l’endométriose. Cette saleté avait collé mes trompes de Fallope à l’utérus, qui était collé à la vessie et au rectum, bref un gros bazar. Mon gynéco à tout cramé lors de cette opération en 2 heures de temps.

Le traitement de l’endométriose pour moi à ce stade était de tomber enceinte rapidement ou une contraception qui coupais les règles. Je suis tombé enceinte 8 mois plus tard et depuis 18 mois (la naissance de mon bébé) j’ai une contraception qui ne me coupe malheureusement pas les règles, malheureusement nous ne trouvons pas la contraception miracle pour moi.

Dernièrement j’avais l’impression que mes douleurs revenaient doucement mais surement, après en avoir parlé à mon gynécologue nous avons décidé de savoir si l’endométriose était revenue.

Il fallait donc passer une IRM pelvienne.

Rendez-vous pris pour la fin Août, je vous explique donc ce fabuleux rendez-vous (attention sans filtres, ne laissez pas les âmes sensibles poursuivre ce récit)

Tout d’abord la prise de rendez-vous est déjà assez longue et laborieuse, ils ont souvent un gros délai, pour mon rendez-vous ils n’avaient même pas de place à me proposer ils ont dû me recontacter dès qu’ils avaient le planning du médecin. Ensuite j’ai reçu la confirmation de rdv avec une très jolie ordonnance à prendre 48 h avant chez le pharmacien (ça tombe bien j’y travaille tous les jours)

Sur cette ordonnance il avait

– un produit de contraste (ce produit permet de faire apparaitre plus facilement à l’IRM ou au scanner les zones irriguées par le système sanguin)

– un glucagen kit (je ne sais pas du tout à quoi il leur sert dans ce cas-là, mais bon, bête et disciplinée je l’ai apporté)

– un gel lubrifiant 60 ml (là déjà j’ai vraiment commencé à me poser milles-et-une questions : pourquoi faire ? Comment va se passer cet examen ? Ça va être une torture… J’ai passé il a quelques années une hystérosalpingographie et c’était… comment dire… pas sympas du tout… si ça intéresse je ferai peut être un article là-dessus aussi)

– un lavement rectal (là j’ai vu une horreur arriver à grand pas)

La veille du rdv commence à pointer le bout de son nez avec, oh grand malheur, mon redoutable lavement. Déjà là je trouve qu’on est au top. Vous savez comment ça se passe ce genre de truc, non ? Allez juste pour vous, je vous explique : allongé sur le côté gauche (côté de la fin de votre tube digestif) vous allez vous mettre la quantité entière de votre lavement (oui là où je pense..) déjà c’est sympa et ensuite on attend le plus longtemps possible 2 à 5 min avant d’aller au WC. Bon comment vous dire, perso ça a été un fiasco total, je tiens 1min 30 environ et faut y aller ! Bon le résultat est là mais perso je trouve vraiment pas agréable du tout le fait de sentir ce liquide monter dans le tube digestif. Bref, déjà mauvais départ avant même le fameux rendez-vous.

Le lendemain matin, j’étais encore barbouillé de ce lavement, mais il fallait bien aller bosser. Puis l’après-midi venu il a fallu allez au rdv.

On arrive là-bas c’est comme à la CAF, faut prendre votre ticket, attendre votre tour pour faire votre entrée où l’on vous demande tous les papiers… puis on me dit de suivre la ligne grise et m’assoir au bout de la ligne. C’est sympas pour l’orientation des gens un peu perdu, il part de l’entrée plusieurs lignes de couleurs différentes pour aller dans les bonnes zones radio, scanner ou IRM…  bon donc nous nous sommes assis au bout de ligne grise et là on entend un énorme bruit de machine, je dis à mon homme « ca à l’air super bruyant les IRM » sur quoi il me répond « oh non quand même le bruit c’est le local technique, c’est noté sur la porte, donc vraiment pas d’inquiétude ! »

image pixabay de jarmoluk

Au bout d’un moment une gentille infirmière est venue me chercher et le rendez-vous a commencé. Elle m’a installé dans une petite pièce et demandé de me déshabiller en gardant uniquement la culotte et le tee-shirt sans le soutien-gorge (il a des parties en métal). Je lui ai donné les produits acheté à la pharmacie, puis elle est revenue avec les produits :

– une grande seringue avec le produit de contraste avec un cathéter, elle l’a posé dans le bras puis a scotché la seringue au bras, ils l’injectent juste avant de rentrer dans l’IRM

– Une grande seringue de lubrifiant de 60 ml, regardez chez vous à quoi correspond 60 ml, c’est vraiment beaucoup pour mettre dans le vagin… je lui dis « mais ça ne va jamais tout rentrer ! » elle me répond que si. Alors allons y essayons (on le fait sois même hein 😉 )  Ben comment vous dire NON ça ne rentre pas tout, ça déborde déjà et j’en suis … à la moitié de la seringue. Elle revient et me dit « si il faut tout mettre », mais ça déborde les gars ! Ben tant pis faut tout mettre quand même. Ben allons-y ! 

Et attendez c’est pas fini, on vient vous chercher car il faut aller jusqu’à la table d’IRM dans une autre pièce (et oui avec votre lubrifiant qui est déjà à moitié dans votre culotte et bien il faut faire travailler le périnée pour garder ce qui peux être sauvé !)

Ils vous sanglent sur la table, vous donnent un ballonnet pour les appeler en cas de pépins, injectent le produit contenu dans la seringue, et ils vous replient les bras avec le cathéter et la seringue (pas le temps de niaiser)

Je leur demande à quoi sert le lubrifiant un peu inquiète et là ils me disent « c’est juste pour mieux voir les images », genre pas de torture comme l’hystérosalpingographie, petit ouf de soulagement quand même. Alors mon fort intérieur cria mais POURQUOI autant de lubrifiant c’est horrible et très désagréable d’en avoir de partout comme ça.

Nous voilà dans le vif du sujet, sanglée à la table, on m’a mis un casque  sur les oreilles (ben oui pas un casque de chantier ça n’aurais servi à rien, vous vous en doutez ! ) pour moins entendre le bruit de la machine, qui fait un boucan d’enfer. Et c’est là qu’on se rappelle de la phrase de monsieur qui disait « non c’est la salle des machines », ben non c’est LA machine qui fait tout ce raffut.  Et le casque est là pour atténuer comme il peut ce bruit assourdissant et surement essayer de vous détendre pour ne pas que vous bougiez (je vous rappelle que nous sommes sanglé à leur table). Bon perso du rock, pop rock, de la country calme, même du classique aurais fait l’affaire. Mais là j’ai eu le droit à du rail électro ou un truc dans ce genre, je me suis vraiment dit que le temps allais être très long avec ce genre de musique pour me tenir compagnie dans ce grand tube (personnellement je n’apprécie pas du tout, après chacun aime le type de musique qu’il veut mais moi ça c’est pas mon style du tout, on pourrais nous faire choisir un style quoi !).

 On résume : sanglée sur une table avec pour compagnie la superbe musique cité avant, la table avance dans le tube de l’IRM, pour l’examen qui à une durée de 20 min environ.

Bon l’examen en lui-même n’est pas douloureux du tout on doit juste ne pas bouger pendant la durée de l’examen, la table sur laquelle nous sommes chauffe un peu donc il y a la clim dans le tube ce qui provoque une petite brise. Vous pouvez ainsi vous imaginer sur le sable chaud avec l’air marin qui vous chatouille le corps (bon sans l’air salé  et surtout la mer avec de gros bulldozer juste à côté de votre serviette, mais bon on peut toujours essayer d’imaginer en fermant fort les yeux)

image pixabay de paulbr75

Fin de l’examen, vous pouvez descendre de la table. Attention on maintient toujours son périnée avec le lubrifiant dedans ! On évite de faire le petit poucet jusqu’aux toilettes et on prend au passage d’autre sous vêtement que nous avons au préalable pris (avec même une serviette hygiénique en plus, c’est mon conseil bonus). Et là je vous assure arrivée au WC vous vous rendez compte à quel point ça a débordé, c’est juste une catastrophe, surtout à essuyer. Vous imaginez bien qu’avec leurs feuilles de papier toilette qui en ont que le nom puisque nous sommes plus proche du papier cigarette qu’à nos triples épaisseurs lotus douces, absorbante, moelleuse et  à l’extrait d’aloé vera !

image pixabay de congerdesign

Puis on se rhabille enfin au sec. Puis le radiologue m’a fait le bilan de ce qu’il voyait sur mon IRM, qui est plutôt très rassurant. Certes l’endométriose revient un peu mais vraiment très très légèrement et pour le moment sous pilule mes ovaires sont au repos et sont donc totalement normaux, (pas de SOPK, avec cette pilule) donc plutôt que du positif.

J’espère que mon article vous aura fait rire un peu, dédramatisez et rassurez si vous devez passer cet examen.

N’hésitez pas posez vos questions, ou vos témoignages dans les commentaires je me ferai un plaisir de vous lire et de vous répondre.

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